Histoire

Avez-vous connu l'"Espace Euro Disney"? Celui-ci fut ouvert le 5 décembre 1990 à Serris (clin d’œil à la date de naissance de Walt Disney). Le voyage commençait dès l’autoroute A4 puisque les visiteurs désireux d’avoir un aperçu du projet d’Euro Disney Resort alors en chantier pouvaient apercevoir la pointe du chapeau du magicien Mickey culminant à 20m de haut devant l’Espace Euro Disney. Une fois sur place, ils se garaient devant un bâtiment à l'architecture inspirée du film d’animation Fantasia. A l’intérieur, un parcours leur faisait découvrir les cinq lands d’Euro Disneyland, grâce à des maquettes, des dessins d’artistes et d’architecte, des costumes et divers véhicules d’attractions comme Dumbo The Flying Elephant ou Le Carrousel de Lancelot. Une maquette générale du projet se situait en fin de parcours au cœur de la salle d’exposition, autour de laquelle un guide proposait une visite commenté de la destination, comme si vous y étiez ! Régulièrement, les visiteurs avaient la joie d’apercevoir Mickey Mouse venu à leur rencontre. Enfin, une salle de projection située à la soirée du hall d’exposition, présentait un film en 35 mm : « Euro Disney. Quand l’imaginaire devient réalité. » Dans ce film, un petit garçon emmène son ours en peluche dans un voyage imaginaire au sein d’Euro Disney Resort. Ce film se concluait par un point sur l’avancement des travaux. La Fantasia Boutique proposait une gamme de souvenirs, et Le Snack, une offre de restauration légère comme cookies ou hot-dogs, dont certains emballages jamais utilisés ont été conservés ! Et vous, avez-vous fréquenté ce preview center? Quels souvenirs en gardez-vous? Source : Insidears
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Archives : Espace Euro Disney

2 years ago

L’innovation a toujours fait partie de l’ADN de Disneyland Paris. Pendant plus de 30 ans, ladestination n’a cessé de se renouveler pour proposer des expériences toujours plus riches et plus étonnantes. « Disneyland n’arrêtera jamais de grandir, de s’étendre et d’ajouter de nouvelles manières de s’amuser, d’apprendre et de partager des aventures », disait Walt Disney. Fidèle à l’esprit de pionnier de son créateur original, Disneyland Paris est lui aussi depuis son ouverture un lieu d’innovation, empruntant aux toutes dernières technologies pour sublimer l’expérience des visiteurs. Lors de son ouverture, l’une de ses attractions emblématiques, Le Visionarium – Un Voyage à Travers le Temps (1992-2004), était déjà la seule au monde à associer le principe du Circarama – un cinéma à 360° - à des personnages Audio-Animatronics de dernière génération, Nine-Eye et Timekeeper, dans le cadre d’un incroyable voyage dans le temps en compagnie de Jules Verne. En 1993 ouvrait la première montagne russe avec un looping dans un Parc Disney : Indiana Jones et le Temple du Péril. Et l’année suivante, avec Casey Jr. – Le Petit Train du Cirque, les Imagineers concevaient la toute première montagne russe avec musique embarquée, préfigurant le système sonore de Space Mountain – De la Terre à la Lune (1995). Mais ce n’est pas tout, puisque cette attraction, « la plus grande aventure de la galaxie », comptait également une séquence de lancement inédite par catapultage, au cœur d’un canon iconique inspiré du roman de Jules Verne. Une véritable révolution pour l’époque, qui lui valut d’être récompensée en 1995 par un THEA Award, l’équivalent de l’Oscar pour les attractions ! En 2014, c’était au tour de Ratatouille : l’Aventure Totalement Toquée de Rémy d’innover avec son association encore jamais vue d’un système de déplacement sans rail et de projections 3D autour du chef d’œuvre animé des studios Disney.Pixar. De nombreuses innovations attendent aussi les visiteurs cet été à Avengers Campus, qui repoussera les frontières de la créativité et du storytelling. On peut en cela faire confiance à Tony Stark ! Spectacle emblématique du 30e anniversaire, le spectacle quotidien Disney D Light est lui aussi un concentré de technologie, à travers l’utilisation de pas moins de 150 drones coordonnés pour dessiner dans le ciel de Disneyland Paris le logo de l’événement et autres merveilles scintillantes, une première pour un Parc Disney. Innover, c’est également répondre et même anticiper les besoins des visiteurs, et ladestination est en permanence à la recherche d’opportunités pour mettre la technologie au service de l’expérience à l’image de l'application mobile proposant toutes sortes de services (réservation de restaurant, gestion des temps d’attente…) permettant de profiter comme jamais de chaque visite. C’est aussi développer une approche d’accessibilité engagée, baptisée MagicALL, destinée à faciliter l’expérience des visiteurs en situation de handicap en se fondant sur leur propre évaluation de leur niveau d’autonomie. Ou bien encore favoriser l’adaptation en LSF (Langue des Signes Française) des différents spectacles afin de permettre au plus grand nombre de se plonger dans les histoires. Innover, c’est enfin utiliser la technologie au service de l’environnement. Le 30 septembre 2010, Disneyland Paris s’associait à Veolia pour se doter d’une station de traitement et de recyclage des eaux usées - une première pour un parc à thème - qui a permis d’économiser plus de 2 millions de m3 d’eau potable depuis 2013. Et il y a tout juste une semaine, en avril 2022, la destination annonçait la mise en service de la première tranche de sa centrale en ombrières photovoltaïques réalisée en partenariat et en co-investissement avec le groupe Urbasolar et dont la construction a démarré à l’automne 2020, produira à terme en 2023 36GWh par an – soit l’équivalent de la consommation énergétique annuelle d’une ville de 17.400 habitants, et réduira de 890 tonnes par an les émissions de CO2 au sein du territoire de Val d’Europe en Seine et Marne. Cette centrale, dont plus de 46 000 panneaux photovoltaïques ont déjà été installés sur le parking visiteurs, sera d’ici 2023 une des plus grandes d’Europe. De quoi illuminer notre monde un peu plus chaque jour… dans le respect de la planète ! Source : Insidears
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30 ans d'imagination et d'innovation

2 years ago

Depuis maintenant 30 ans, productions scéniques époustouflantes, parades enchanteresses et spectacles nocturnes éblouissants se succèdent au quotidien à Disneyland Paris pour le plus grand émerveillement des visiteurs de tous âges. L’occasion de revenir plus en détails sur la diversité et la richesse des spectacles de notre destination. À Disneyland Paris, le spectacle est partout. Et à chaque fois avec cette touche de magie Disney qui le rend unique. De Frontierland Theater à Studio D, les différentes scènes de la destination sont un lieu d’expression privilégié pour le théâtre musical sous toutes ses formes. C’est ainsi qu’à Videopolis Theatre, Disney Classics, the Music and the Magic (1997-1998), avec ses différents tableaux représentant les plus grandes scènes des Classiques Disney, renouait avec les revues dignes de Broadway, tandis que La Légende du Roi Lion (2004-2009) tendait davantage vers la comédie musicale, en transposant sur scène l’histoire du chef d’œuvre animé. À Disneyland Paris, l’interactivité tient une place de choix, que ce soit pour chanter en chœur avec ses personnages préférés dans Chantons La Reine des Neiges (2015-2018) ou se familiariser au maniement du sabre laser à la Jedi Training Academy (2015-2017). Parfois, l’expérience dépasse même le cadre de la scène, comme à La Fabrique des Rêves de Disney Junior au Parc Walt Disney Studios avec ses bulles de fumée qui envahissent la salle elle-même, ou son parfum d’ambiance aux saveurs de barbe à papa. Et à Animation Celebration, ce sont les visiteurs qui se déplacent, passant de la grange de Kristoff au Palais de glace d’Elsa dans La Reine des Neiges : Une Invitation Musicale. Les acrobates se mêlent parfois aux chanteurs, danseurs et musiciens sur des productions telles Tarzan, la Rencontre (2000-2012) ou actuellement avec Le Roi Lion et les Rythmes de la Terre. Des patineurs peuvent même s’inviter sur scène comme dans Mickey et la Magie de l’Hiver (1998-2012), qui intégrait un ballet sur glace. Les arts du cirque sont également à l’honneur à Disneyland Paris, que ce soit lors du spectacle Mulan, la Légende (1998-2002) qui racontait l’histoire de la jeune héroïne grâce aux talents d’artistes issus de plusieurs troupes chinoises, ou avec Disney’s Toon Circus Parade, une rencontre totalement inédite du cirque et de la parade, présentée en 2001 sur Main Street, U.S.A. Quant à la magie, elle est naturellement présente dans le spectacle Mickey et le Magicien proposé depuis 2016 au Parc Walt Disney Studios, mise en scène avec la collaboration de l’illusionniste britannique de notoriété internationale Paul Kieve. Les parades de Disneyland Paris elles-aussi ne ressemblent à aucune autre. Dès la première du genre, La Parade Disney Classique (1992-1994), l’innovation était de mise à travers un système audio inédit permettant de faire en sorte que chaque char ait sa propre musique. Pour le nouveau millénaire, la parade Disney’s ImagiNations (1999-2001) faisait défiler les plus grands chars jamais conçus pour Disneyland Paris – jusqu’à 11 mètres de haut ! Quant à la Parade des Rêves Disney (2007-2012), elle avait la particularité d’impliquer les cinq sens, et de présenter des chars rendant hommage à non pas un mais deux Classiques Disney en même temps, totalisant ainsi un nombre de films jusque-là inégalé. Du côté des spectacles nocturnes enfin, si Les Feux de la Fée Clochette (1998-2004) mettaient en lumière de manière inédite le Parc Disneyland, en faisant scintiller les différents Lands de poussière de fée, c’est le 31 octobre 2004, pour l’événement Le Mariage Fantôme, que les premières tentatives de mapping furent lancées. Elles eurent lieu sur Phantom Manor, préparant le terrain à de nombreuses productions à venir basées sur cette technique de projection sur bâtiments, tels le mythique Disney Dreams ! (2012-2017) et aujourd’hui le pré-show de Disney Illuminations, Disney D-Light, sur Le Château de la Belle au Bois Dormant, ou encore Star Wars™: A Galactic Celebration  (2017-2020) sur The Twilight Zone Tower of Terror™. Et aujourd’hui, « Rêvons… et le monde s’illumine » associe parade et spectacle dans un voyage unique, au rythme de deux nouvelles chansons et d'une vingtaine de musiques Disney, en compagnie de nombreux personnages réunis autour de chars particulièrement créatifs. Dans l'esprit du 30e anniversaire de Disneyland Paris, ceux-ci arborent un style résolument contemporain, avec des formes abstraites ainsi que des matériaux iridescents et transparents, qui scintillent au gré des reflets du soleil et subliment encore plus ce spectacle inédit. Et ce ne sont là que quelques exemples parmi des dizaines d’autres productions imaginées et produites par les membres de la division Spectacle de Disneyland Paris, véritables créateurs de rêves grâce à qui, depuis 30 ans, notre monde s’illumine chaque jour un peu plus. Source : Insidears
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30 ans de spectacles et de magie

2 years ago

De Disneyland Railroad à Big Thunder Mountain, les trains ont toujours eu une place de choix à Disneyland Paris. Rien d’étonnant à cela quand on pense qu’ils ont été au cœur de la vie de Walt Disney et de la création de Disneyland… Chapitre 1 Les trains de Walt Pour Walt Disney, le chemin de fer est avant tout une histoire de famille. Durant sa jeunesse, son père, Elias Disney, fut machiniste dans un atelier de maintenance ferroviaire avant de participer comme charpentier à la construction de la ligne de chemin de fer Union Pacific reliant Ellis, Kansas à Denver, Colorado, où il croisa la route d’un certain Buffalo Bill. La petite ville de Marceline, où la famille Disney s’installe en 1906, doit son existence et son essor au Santa Fe, qui reliait alors Fort Madison à Kansas City (une histoire qui n’est pas sans rappeler celle de Main Street, U.S.A.) et à bord duquel son oncle Mike Martin travaillait comme mécanicien de locomotive. Entre deux voyages, il avait l’habitude de raconter au jeune Walt l’histoire du rail, et notamment celle de Casey Jones, ce conducteur exemplaire qui sauva l’ensemble de ses passagers d’une terrible collision ferroviaire en 1900. C’est en se souvenant de cette histoire que Walt créera le personnage de Casey Jr. ainsi que le court-métrage, Brave Mécanicien, sorti en 1950. En 1917, Walt lui-même travailla comme « news butcher » sur plusieurs lignes, vendant magazines, fruits, bonbons et autres boissons aux passagers du train. Cette expérience nourrit considérablement l’expérience et l’imagination du jeune garçon qui apprit à cette occasion les rudiments du métier de son oncle et découvrit pas moins d’une demi-douzaine d’états. Il utilisa ces souvenirs dans plusieurs de ses films comme La Locomotive de Mickey (Mickey’s Choo-Choo), Dumbo (1941), Danny, Le Petit Mouton Noir (So Dear To My Heart, 1948) ou encore L’Infernale Poursuite (The Great Locomotive Chase, 1956). Il partagea sa passion avec plusieurs membres de son Studio, et notamment l’animateur de légende Ward Kimball, avec qui il traversa en 1948 plus de la moitié de l’Amérique pour visiter le Salon du Chemin de Fer de Chicago. Parmi ces passionnés, on compte aussi Ollie Johnston (animateur de M. Mouche, Triste Sire, et bien d’autres personnages mythiques), ou encore le machiniste Roger E. Broggie, qui l’accompagnèrent dans la conception du Carolwood Pacific, ce train modèle réduit qu’il avait construit sur sa propriété d’Holmby Hills, préfigurant ce que sera cinq ans plus tard le Disneyland Railroad d’Anaheim. Mais avant que cette attraction emblématique ne devienne une réalité, Walt lança deux autres projets liés aux trains qui, s’ils ne virent jamais le jour, influencèrent sensiblement sa création. Le 31 août 1948, quelques jours à peine après son retour du Salon de Chicago, il écrivit un mémo resté célèbre posant les bases d’un « Mickey Mouse Park », sorte de vision préliminaire de ce que sera Disneyland, dont la partie principale comportait déjà une gare. Et peu de temps après, il imagina une série de 24 maquettes animées consacrées au folklore et au patrimoine américains, qui devaient être transportées à travers le pays dans un train dont chaque wagon devait être dévolu à une région différente des États-Unis et à son histoire. Autant d’éléments que l’on retrouvera dans les différents Parcs Disney et notamment à Disneyland Paris. Mais il n’y a pas que Walt dont la vie a été marquée par le chemin de fer. Mickey aussi ! C’est en effet dans le train le ramenant de New York à Los Angeles que Walt imagina en 1928 cette souris par qui tout a commencé !... Chapitre 2 D’un continent à l’autre Depuis la construction de Disneyland Resort en 1955, les trains à vapeur sont devenus une icône des Parcs Disney à travers le monde. D’un côté, ils participent à cette nostalgie si chère à Walt que l’on retrouve dans Main Street, U.S.A, leur point de départ, et de l’autre, ils offrent une vue d’ensemble du Parc en en faisant le tour, délimitant par là même les frontières du rêve. Il était donc naturel que Disneyland Paris ait son Disneyland Railroad. Pour le concevoir, l’Imagineer Eddie Sotto est parti sur les traces de Walt Disney en se rendant au musée Henry Ford de Dearborn qu’il avait lui-même visité durant son séjour de 1948 à Chicago, ainsi qu’au California State Railroad Museum de Sacramento et au Travel Town Museum de Los Angeles. Les quatre trains de Disneyland Paris ont été conçus à partir du modèle original de Disneyland, le C.K. Holliday, revisité à travers les multiples références et informations collectées par l’Imagineer au cours de ces visites, et adapté aux besoins et à l’histoire spécifique du Parc européen. Chaque train se compose d’une locomotive de type 4-4-0 (« American »), d’un « tender », un wagon spécial renfermant l’eau et le carburant nécessaires au fonctionnement de la machine, et de cinq voitures pouvant accueillir une cinquantaine de personnes chacune. À l’intérieur, l’Imagineer Tony Baxter eut l’idée de disposer les bancs en U, orientés vers le côté du wagon et non les uns derrière les autres comme c’est le cas dans les autres Parcs Disney, afin de permettre aux voyageurs de mieux apprécier la vue, que ce soit les différents Lands de Disneyland Paris ou le diorama du Grand Canyon, sur lequel nous reviendrons. À chaque train sa personnalité Comme il est de tradition dans les différentes versions du Disneyland Railroad, chaque train possède sa propre identité, reconnaissable à travers des designs spécifiques et des éléments de décoration en référence à l’histoire de l’Amérique. Le premier train dessiné par Eddie Sotto (même s’il porte le numéro 3) est le G. Washington, qui rend hommage au premier président des États-Unis. En tant que train « présidentiel », il affiche une décoration très soignée, que ce soit son aigle sculpté, ses motifs en forme d’étoiles sur les essieux des roues et ses élégants vitraux. La locomotive n°2, la C.K. Holliday, reprend le nom de la première machine à vapeur de Disneyland. C’est aussi celui du colonel Cyrus Kurtz Holliday (1826-1900), fondateur de la ligne de chemin de fer Santa Fe Railroad, que Walt connaissait bien. Sa décoration, et notamment ses couleurs claires, ses vitraux et ses lampes en cuivre renvoient au style victorien de Main Street, U.S.A. La locomotive n°1 est inspirée de la Lilly Belle, la toute première machine construite par Walt Disney pour son domicile de Holmby Hills, ainsi baptisée en hommage à son épouse Lillian, et qui devint à son tour le modèle du train prototype de Disneyland Resort. La version de Disneyland Paris est baptisée W.F. Cody, en hommage au célèbre Buffalo Bill dont c’était le véritable nom (William Frederick Cody), et que l’on retrouve tout naturellement dans l’attraction Legends of the Wild West de Frontierland. Dernière machine en date, la n°4 doit son surnom d’ « Eureka » (« j’ai trouvé » en grec) tant au célèbre cri de ralliement des « forty-niners » au moment de la ruée vers l’or qu’à celui prêté au savant grec Archimède lorsqu’il découvrit le principe de la poussée qui porte désormais son nom.  Cette appellation relie donc de manière étonnante Frontierland à Discoveryland. Mais il faut savoir qu’à l’ouverture d’Euro Disneyland en 1992, trois trains seulement étaient en fonctionnement, le G. Washington, le C.K. Holliday et le W.F. Cody. De plus, le Parc ne comptait que trois gares, Main Street Station, Frontierland Depot et Fantasyland Station. Devant le succès du Parc en général et du Disneyland Railroad en particulier, une quatrième gare fut mise en service l’année suivante, à Discoveryland, ainsi qu’un quatrième train dont le thème reflète fort justement l’esprit de découverte commun aux pionniers américains et aux visionnaires. Tout est maintenant prêt pour le départ ! En voiture, s’il-vous-plaît ! Chapitre 3 Attention au départ ! Point de départ de notre voyage, voici Main Street Station. Plus qu’une gare, c’est un véritable portail entre le réel et l’imaginaire. Du côté du réel, son style architectural est clairement victorien, annonçant l’élégance de Main Street, U.S.A., et notamment celle du Plaza Gardens Restaurant situé à l’autre extrémité de la rue, et dont l’histoire est intimement liée au développement du chemin de fer. À cela s’ajoutent ces escaliers couverts en métal directement inspirés des voies d’accès aux trains surélevés de New York construits à la fin du 19e siècle. Quant à l’imaginaire, il emprunte volontiers aux autres Parcs Disney pour mieux construire l’histoire particulière de Disneyland Paris. La structure de la gare, encadrant le train de part et d’autre, doit en effet beaucoup à celle de l’attraction « it’s a small world » à Disneyland Resort, où le Disneyland Railroad passe entre la tour de l’horloge et le bâtiment principal (détail que l’on retrouve également à Disneyland Paris). Elle s’inspire aussi de la gare du Monorail située à l’intérieur du Disney’s Contemporary Resort de Walt Disney World Resort en Floride. Partant de là, Main Street Station est une voie royale pour découvrir les différentes destinations du Parc Disneyland. Affiches et vitraux à l’effigie des différents Lands sont autant d’invitations au voyage, un avant-goût des expériences qui attendent les voyageurs. Ils ont été inspirés à Eddie Sotto par les saisissantes peintures du restaurant Le Train Bleu, situé Gare de Lyon, représentant les différentes étapes du voyage qui attendait les passagers du Paris-Lyon-Marseille à la Belle Époque. Sur la piste des pionniers À peine quelques instants après, nous pénétrons dans le tunnel abritant le Grand Canyon Diorama qui assure la transition entre Main Street, U.S.A. et Frontierland. Ce vaste panorama de près de 80 mètres de long présente différents aspects de ce site spectaculaire inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Faune (plus de 40 animaux), flore mais aussi vestiges d’habitations troglodytiques des anciens Amérindiens se découvrent à nos yeux tandis que des effets sonores et lumineux comme un orage et un arc-en-ciel viennent parachever le réalisme de chaque détail. Le Grand Canyon Diorama s’inspire à la fois du court-métrage Disney oscarisé Grand Canyon (1958) et du diorama construit la même année à Disneyland Resort. Pour ce faire, les Imagineers en charge du projet pour Disneyland Paris, sous la direction de Jeff Burke, se sont replongés dans les plans originaux du modèle américain et se sont rendus sur place pour visiter ses coulisses. Ils ont également repris la musique commune au film et à l’attraction, la Grand Canyon Suite du compositeur américain Ferde Grofé (1892-1972), et plus précisément le segment « On the trail », interprété par le Symphonie-Orchester Graunke, futur Orchestre Symphonique de Munich, qui avait aussi enregistré la musique du segment « Pierre et le Loup » de La Boîte à Musique (1946). À toute vapeur ! Après avoir longé les paysages à couper le souffle de Rivers of the Far West, nous arrivons à Frontierland Depot. Comme son nom l’indique, l’arrêt de Frontierland n’est pas une gare à proprement parler. Il s’agit bien d’un dépôt, où les trains peuvent s’arrêter et se ravitailler en carburant et en eau, grâce notamment à son château d’eau d’une contenance de plus de 7 000 litres – de quoi fournir de la vapeur pour trois tours de Parc ! Frontierland Depot se situe opportunément aux abords de Cottonwood Creek Ranch. À l’époque de la construction, en 1865, sa situation permettait de faciliter les déplacements de troupeaux directement de l’étable aux wagons à bestiaux. Aujourd’hui, le Disneyland Railroad ne transporte plus que des passagers, mais l’ancien Critter Corral et la grange du Cowboy Cookout Barbecue visibles par-delà la gare nous rappellent sa fonction première. Grâce à la collaboration de l’architecte Ahmad Jafari et du designer Pat Burke, Frontierland Depot est une reconstitution presque exacte de la toute première gare de Frontierland à Disneyland Resort en Californie - une manière de faire revivre ce lieu historique, transformée en 1966 pour l’ouverture de New Orleans Square. Tout comme son équivalent californien, notre dépôt est également relié au télégraphe, et en passant devant le bureau du contrôleur, on peut toujours entendre en morse les premiers mots que prononça Walt Disney lors de son discours inaugural pour l’ouverture de Disneyland, le 17 juillet 1955 : « To all who come to this happy place, welcome!» Tout un symbole ! Chapitre 4 Au cœur de la jungle Nous traversons maintenant la jungle luxuriante d’Adventureland, juste derrière Indiana Jones et le Temple du Péril. Pour recréer cet environnement exotique, les Imagineers ont travaillé en étroite collaboration avec Bill Evans, le jardinier qui avait conçu l’ensemble des paysages de Disneyland Resort pour Walt Disney. Ensemble, ils ont reconstitué ces paysages de jungle tropicale humide proches de ceux de l’Inde mystérieuse grâce notamment à des bambous de variétés et de tailles différentes. Nous pénétrons ensuite dans un nouveau tunnel. Celui-ci surplombe Pirates of the Caribbean, au niveau de la grotte secrète qui conduit au trésor. Cette position privilégiée a permis à l’Imagineer Chris Tietz de faire en sorte que les voyageurs du Disneyland Railroad puissent avoir un aperçu de cette séquence sans être vus des visiteurs de l’attraction. Ils peuvent ainsi apercevoir Barbossa et Captain Jack … en toute discrétion ! Seuls quelques squelettes placés au niveau du train sont les témoins de leur passage. Jamais en retard ! Dès la sortie du tunnel, nous voici en vue de Fantasyland Station, dominée par son élégante horloge, dans l’esprit des gares d’antan. Son architecture d’inspiration victorienne nous rappelle que nous nous trouvons juste derrière le théâtre de Meet Mickey Mouse, dans la partie britannique du Land, entre Toad Hall Restaurant et Alice’s Curious Labyrinth. Mais ses teintes rosées, ses proportions et ses courbes lui apportent une touche de fantaisie digne d’un dessin-animé : nous sommes bien à Fantasyland ! Il est temps de repartir et de profiter d’une vue unique sur le Land, entre The Old Mill d’un côté et Le Pays des Contes de Fées de l’autre. Nous arrivons alors à « it’s a small world » où le train passe juste derrière la tour de l’horloge. Cet itinéraire permet d’approcher au plus près l’extraordinaire façade de l’attraction, inspirée de celle créée par l’Imagineer de légende Mary Blair pour la version originale de Disneyland Resort, et d’apprécier ses nombreux détails et décorations. Au royaume des visionnaires Pour les visiteurs venant de Discoveryland, l’accès à Discoveryland Station se fait via un portail richement ouvragé flanqué de deux colonnes surmontées de globes métalliques dorés rappelant la sphère armillaire qui trône à l’entrée du Land. Une rampe permet d’accéder à la plateforme de la gare d’où l’on peut admirer une vue imprenable sur le Land, et notamment sur l’impressionnant X-Wing qui surplombe le Starport. Tandis que nous démarrons, la musique qui résonne à l’intérieur des trains n’est autre que celle du Visionarium, qui fut l’une des attractions emblématiques de Discoveryland entre 1992 et 2004. Interprétée par le prestigieux Sinfonia of London, elle est l’œuvre du compositeur Bruce Broughton (Chérie, J’ai Rétréci le Public, Silverado). Son orchestration grandiose reprend celle des grands classiques de la musique de film pour mieux donner à l’esprit de découverte une dimension intemporelle. Sur d’autres voies… Il est temps maintenant de retourner à Main Street Station. Notre voyage à bord du Disneyland Railroad s’achève, mais les passionnés du rail n’en sont pas encore à leur terminus. Disneyland Paris possède en effet de nombreux autres trains, à commencer par Big Thunder Mountain, qui dévale à toute vitesse les pentes de la fameuse mine de Thunder Mesa. À Indiana Jones et le Temple du Péril, c’est un incroyable réseau ferroviaire qui serpente à travers les ruines, construit par le Pr. Arnold, éminent collègue du Dr. Jones, afin de faciliter l’extraction du précieux matériel archéologique du site. N’oublions pas non plus Casey Jr. – Le Petit Train du Cirque, que salue le Disneyland Railroad d’un coup de sifflet lors de son passage à Fantasyland, ni les fameux « trains-fusées » d’Hyperspace Mountain dont les nombreux détails décoratifs – engrenages, soleil et étoiles – rappellent ceux de la Columbiad. Même la déesse Diane, représentée sur les harnais, est du voyage ! Les plus observateurs se souviendront enfin du train volant qui apparaissait au tout début du film d’introduction de l’attraction Armageddon : Les Effets Spéciaux (2002-2019) au Parc Walt Disney Studios. Il s’agissait en fait d’un extrait du film Le Voyage à Travers l’Impossible (1904) de George Méliès, librement inspiré de la pièce homonyme de Jules Verne et dont le design rappelle celui des machines volantes d’Albert Robida, l’artiste qui a inspiré les affiches rétro-futuristes de Discovery Arcade. Des voies ferrées aux voies célestes, il n’y a qu’un pas ! Source de l'article et des images : Insidears
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Les trains du bonheur

3 years ago

Il y a quelques semaines, nous vous parlions des diverses apparitions de Peter Pan dans notre parc. Cette semaine, nous poursuivons notre précédente visite de Fantasyland à travers les productions des Walt Disney Animation Studios allant des années 1940 à nos jours. Paquets cadeaux Les historiens de l’animation ont l’habitude de qualifier de « films d’anthologie » ou « package films » les productions de la période allant de 1942 à 1949 dans la mesure où il s’agit de compilations de courts et de moyens métrages, associant parfois le dessin-animé aux prises de vue réelles. Parmi ces productions, on compte Coquin de Printemps (Fun and Fancy Free, 1947), que nous évoquions dans notre première partie, ainsi que La Boîte à Musique (Make Mine Music, 1946), dans laquelle se trouve Pierre et le Loup, inspiré du conte musical de Serge Prokofiev. Intitulé « A Fairy Tale in Music », ce segment se retrouve tout naturellement transposé en miniature dans Le Pays des Contes de Fées, juste en face de la scène dédiée à Une Nuit sur le Mont Chauve, dont il partage plus d’un trait. En effet, non seulement leurs musiques ont été composées par des compositeurs d’origine russe, mais Pierre et le Loup fut un temps envisagé comme un segment possible pour Fantasia (1940). Prokofiev était même venu aux Walt Disney Animation Studios en 1938 pour présenter son œuvre à Walt.   L’autre dessin-animé de ce type représenté à Fantasyland est Le Crapaud et le Maître d’École (1949), et tout particulièrement le segment « La Mare aux Grenouille » racontant les « exploits » de Crapaud Baron Têtard. Celui-ci est tellement passionné d’automobiles qu’il va jusqu’à échanger son manoir ancestral contre un cabriolet. Volé, qui plus est. Heureusement, il pourra compter sur ses amis fidèles pour le sortir de ce mauvais pas et lui permettre de récupérer son bien !     Ce manoir, c’est Toad Hall Restaurant, que l’on peut admirer dans la partie britannique de Fantasyland. Son architecture, dans la plus pure tradition du style « Tudor », reprend celle du film et atteste des nobles origines de notre baron. Quant à la décoration, elle est à l’aune de la personnalité fantasque du propriétaire des lieux. Avez-vous remarqué la girouette juchée sur la tourelle à droite de l’entrée ? Elle évoque précisément cette passion dévorante pour les automobiles qui est au cœur du dessin-animé ! L’âge d’argent Cette période de renouveau pour les Walt Disney Animation Studios rassemble les longs-métrages allant des années 1950 à 1967 auxquels Walt a directement participé. Presque tous les dessins-animés de cette période sont représentés à Fantasyland, à l’exception du Livre de la Jungle (présent à Adventureland) et Les 101 Dalmatiens (cité sur Main Street, U.S.A.). Premier de cette lignée, sorti le 15 février 1950, Cendrillon fut un succès digne de celui de Blanche-Neige et les Sept Nains. À Fantasyland, on retrouve son univers à Princess Pavilion, mais surtout à L’Auberge de Cendrillon. Si le lieu regorge d’allusions au film, les Imagineers se sont particulièrement attachés à reconstituer la tour où elle réside d’après celle du dessin-animé, basée notamment sur des croquis du directeur artistique de légende Ken Anderson.   Alice au Pays des Merveilles (1951) tient une place de choix à Fantasyland, autour de deux séquences iconiques du film : la fameuse « Partie de Thé », qui a inspiré Mad Hatter’s Tea Cups et March Hare Refreshments, et la visite des jardins de la Reine de Cœur pour Alice’s Curious Labyrinth. Ces deux séquences ont comme trait commun d’avoir été designées par Mary Blair, figure majeure des Studios, qui avait été remarquée par Walt pour son style à la fois moderne et coloré. Pour Alice au Pays des Merveilles, elle avait eu l’idée d’ajouter des stries au crayon noir sur les haies du labyrinthe, comme un clin d’œil à John Tenniel, l’illustrateur original du roman de Lewis Carroll, apportant ainsi à ce dédale de verdure une texture et un relief qui ne demandaient qu’à être transposées dans le monde réel. On retrouve aussi sa marque dans les motifs qui décorent les tasses de Mad Hatter’s Tea Cups.   Pizzeria Bella Notte renoue bien évidemment avec la scène culte de La Belle et le Clochard (1955), que l’on retrouve peinte sur l’un des murs, tandis Joe le chef cuisinier et Tony le propriétaire du restaurant, sont représentés sur deux colonnes, l’un apportant des os, l’autre préférant offrir un plat de spaghettis, la spécialité de la maison, à nos deux amoureux !   (Photo prise avant 2020)   La Belle au Bois Dormant (1959) est évoqué à la fois dans Le Château de la Belle au Bois Dormant et La Confiserie des Trois Fées. Pour réaliser l’icône du Parc Disneyland, les Imagineers se sont tournés, entre autres, vers Les Très Riches Heures du Duc de Berry, un ouvrage du 15e siècle connu pour ses enluminures et ses miniatures, dont s’était également inspiré Eyvind Earle, le directeur artistique du film. Ce dernier en a tiré un style à la fois très détaillé, riche de nombreuses références historiques, et très géométrique, que l’on retrouve notamment dans la taille caractéristique des arbres autour du Château de Disneyland Paris.   Quant à Merlin L’Enchanteur, héros du film éponyme de 1963, on peut visiter sa boutique dans le Château de la Belle au Bois Dormant, remplie de toutes sortes d’objets d’époques diverses, aussi délabrée que sa chambre du château d’Hector.  Et pour ce qui est de l’épée mythique qui sera délogée de l’enclume par le futur Roi Arthur, on la retrouve dans la Cour du Château ainsi qu’au Pays des Contes de Fées. Un nouvel âge d’or Si Fantasyland fait la part belle aux films de Walt Disney, les Imagineers n’ont pas pour autant oublié les productions plus récentes, et notamment celles de la Renaissance de l’animation Disney, initiée en 1989. C’est au Pays des Contes de Fées, ouvert le 26 mars 1994, que ces nouveaux classiques font leur apparition à Fantasyland. C’est là qu’on peut retrouver La Petite Sirène (1989), et tout particulièrement le château du Prince Éric, réalisé d’après le design original du directeur artistique Michael Peraza, qui avait imaginé ce château aux formes originales, toutes en rondeur, et aux couleurs délibérément méditerranéennes.   De La Belle et la Bête (1991), seul film d’animation de l’histoire à avoir été nommé à l’Oscar du Meilleur Film, on peut admirer non seulement le village, mais également le château de la Bête, deux décors qui doivent beaucoup aux superbes études préliminaires de Hans Bacher, futur directeur artistique de Mulan (1998). Quant à la tête de tigre qui nous permet d’accéder à la Caverne aux Merveilles d’Aladdin (1992), elle constitue une étape décisive dans l’histoire de l’animation dans la mesure où il s’agit, avec le Tapis Volant, du premier personnage entièrement animé par ordinateur.   Et nous terminons notre voyage avec Raiponce (2010) et sa tour iconique. Une première version était présente dès l’ouverture de l’attraction, mais elle fut remplacée en 2010 par une nouvelle, plus fidèle au design de Dave Goetz et Dan Cooper pour le film. Elle trône juste au-dessus de la vallée où se trouve la chaumière de Blanche-Neige, comme si le temps et l’espace entre ces deux Classiques n’existaient plus. Et c’est bien là toute la magie de Fantasyland… Cet article ainsi que le précédent se base sur les attractions du parc telles qu'elles le sont en 2021. Nous aborderons le sujet sous un autre angles dans les prochaines semaines, afin de retracer les apparaitions de vos personnages préférés au cours des, bientôt, 30 années d'ouverture de notre parc. Alors rendez-vous très bientôt pour la suite de notre visite ! 🍎
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Les films à Fantasyland - 2

3 years ago

Il s’agit d’une organisation fictive qui relie entre elles différentes attractions ou lands des parcs à thème Disney à travers le monde. Cette société a été fondée le 12 août 1538 en Italie à Porto Paradiso. Celle-ci rassemble des scientifiques, des explorateurs, des chercheurs, des artistes, des voyageurs des aventuriers du monde entier. Ses fondateurs comptent des membres éminents de la Renaissance comme Léonardo Da Vinci, Marco Polo ou encore Magellan. Le but de cette organisation ? Explorer les parties inconnues du monde. Le blason de la société reprend les principes directeurs de cette organisation : L’aventure est représentée par un galion, La romance est illustrée grâce à une sphère armillaire (ou astrolabe : instrument utilisé en astronomie pour modéliser la sphère céleste). La découverte est identifiée par le compas (une boussole), Et l’innovation est représentée par des outils d’artiste. Leur devise est la suivante : Nous, la Société des explorateurs et aventuriers, acquérons des connaissances grâce à l'exploration. Le quartier général de la société se trouvait dans le « Fortress Explorations » (attraction présente dans le port méditerranéen à Tokyo DisneySea). Membres éminents Les membres éminents de l'organisation sont les suivants : Harrison Hightower III Harrison Hightower III est le propriétaire de la Tower of Terror (Tokyo). Ce dernier n'hésite pas à recourrir à des pratiques un peu douteuses pour obtenir tout ce dont il a envie (idoles, artefacts, reliques...). Rien ne l'arrête. Lors d'un de ses voyages au Congo, il a volé la statue du Dieu protecteur d'une tribu, Shiriki Utundu. Après son retour dans son hôtel il est mort dans des conditions étranges. Depuis lors l'hôtel a été fermé et on dit qu'il est hanté par l'esprit d'Harrison Hightower III. Lord Henry Mystic Lord Henry Mystic est le propriétaire du Mystic Manor (Hong-Kong Disneyland) qu'il a transformé en musée pour y exposer sa collection de plus de 7000 objets. Il y vit en compagnie d'Albert, un petit singe rencontré lors d'un voyage en Papouasie Nouvelle-Guinée,  Lors d'un voyage à Bali, ce dernier a découvert une boîte à musique magique qui permet aux objets de prendre vie. Il est également lié à d'autres attractions comme Jungle Cruise (où il est mentionné dans une lettre) ou encore Soaring (où figure son portrait). Mary Oceaneer Mary Oceaneer est une capitaine réputée dans la recherche de trésors. Elle a des connaissances très poussées sur la cité antique de l'Atlantide dont elle sait d'ailleurs déchiffrer la langue. Lors d'un voyage en Floride (Typhoon Lagoon à Walt Disney World), son navire, le M.S. Salty IV, a fait nauffrage à cause d'un ouragan. Elle était souvent accompagnée de perroquets, d'abord Salty et ensuite Duncan. Des portraits d'elle et des photos de ses trésors ornent les bateaux de la Disney Cruise Line. Barnabas T. Bullion Barnabas T. Bullion est le fondateur et le président de la Big Thunder Mining Company. Son destin était de trouver de l'or. Une légende dit que l'esprit qui habite Big Thunder Mountain veille sur l'or que renferme la montagne. Malgré cela, l'exploitation de Big Thunder Mountain a commencé et depuis lors des catastrophes et des accidents arrivent sans cesse. Albert Falls Le Docteur Albert Falls était un scientifique, un théologien et un explorateur. Il était connu pour son sens de l'humour et son habileté à naviguer sur les rivières du monde en entier. Cette capacité lui permettra notamment de découvrir un temple englouti au Cambodge. En 1911, il fonde la Jungle Navigation Company pour améliorer le transport de marchandises sur les rivières de la jungle pour aider les aventuriers et les explorateurs.  C'est dans le quartier générale de sa société qu'il recevait les autres membres de la S.E.A. et les divertissait grâce à ses talents d'organiste. Sa petite fille, Alberta, est venue vivre avec lui à ses 8 ans car elle partageait sa passion pour l'aventure. A sa mort, elle devint la nouvelle présidente de le Jungle Navigation Company. C'est elle qui a lancé les croisières Jungle Cruise. Camellia Falco Camellia Falco est la fille du fondateur du Museum of Fantastic Fly, dont elle héritera plus tard. C'est la première femme à avoir intégré The Society of Explorers and Adventurers (S.E.A.). Elle cherche à faire évoluer la manière de voler. Adepte du voyage en mongolfière, elle développera aussi le Dream Flyer, un planeur insipiré des croquis de Léonardo Da Vinci. On raconte que depuis sa mort, son esprit rôde dans son musée et invite les visiteurs à s'évader dans un vol à bord du Dream Flyer (Soraring : Fantastic Flight). Et comme tous les membres du S.E.A., une paire de pagaies d'une de ses expéditions figure dans le restaurant The Tropical Hideaway (Disneyland Park). Jason Chandler Jason Chandler était un inventeur. Il fut secrétaire du président de la S.E.A. Tout en continuant à créer des inventions, il est devenu président de la société. Certaines de ses inventions seront d'ailleurs utilisées par son ami Barnabas T. Bullion dans Big Thunder Mountain. Alors qu'il essayait de sauver des mineurs prisonniers sous terre, il fut englouti avec sa machine de forage à cause d'un tremblement de terre. Malgré les recherches acharnées des mineurs, ils ne retrouvèrent pas Jason et aucune pépite d'or ne sorti plus jamais de Big Thunder Mountain. Mais il s'avère qu'il aurait survécu et qu'il soit parti dans le nord de la Californie pour fonder Discovery Bay (un land imaginé par Tony Baxter qui aurait du voir le jour à Disneyland, et dont certaines idées furent réutilisées dans d'autres parcs Disney).   Et Disneyland Paris, là-dedans ? Trois éléments sont en lien avec cette société : Sur les bagages se trouvant à l’entrée de l’Explorers Club Restaurant (aujourd’hui Colonel Hati’s Pizza Outpost), on pouvait trouver un autocollant avec les lettres S.E.A. Source : Chronique Disney Le dirigeable qu’on retrouve au Café Hypérion (Discoveryland) appartient au Capitaine Brieux, qui est membre de la S.E.A. L’un des prétendants de Melanie Ravenswood de Phantom Manor s’appelle Captain Rowan D. Falls. À en juger par son nom de famille et sa profession, capitaine du Mark Twain Riverboat, il pourrait être un parent ou un ancêtre du Dr Falls. Photo de la Stretch room avec le Capitaine Rowan D. Falls (source : Androland) Nous espérons que vous avez aprécié ce voyage à travers l'histoire de nos parcs car ceci n'est que le début de l'aventure. En effet, Disney nous prépare en ce moment même une nouvelle série sur cette organisation d'explorateurs qui arrivera dans les prochains mois sur Disney+ ! Alors préparez votre paquetage car l'aventure nous attend !   Source : https://disney.fandom.com/wiki/Society_of_Explorers_and_Adventurers  
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SEA

3 years ago

La semaine dernière, nous vous parlions des diverses apparitions de Peter Pan dans notre parc. Cette semaine, pour continuer notre série, nous poursuivons notre visite de Fantasyland à travers les productions du premier âge d’or des Walt Disney Animation Studios (1937-1942). La première Princesse Disney Notre florilège commence tout naturellement par Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), le tout premier long-métrage animé des Studios, évoqué dans l’attraction Blanche-Neige et les Sept Nains, la boutique La Chaumière des Sept Nains et le Pays des Contes de Fées. L’une des grandes forces du film tient à son équilibre parfait entre l’émerveillement et la peur, grâce à une animation de haut vol et à des effets spéciaux derniers cris pour l’époque, notamment dans la scène de la fuite dans la forêt et la transformation de la Reine. L’organisation de l’attraction et de la boutique reposent sur la même idée. Dans la première, l’émerveillement est présent à chaque fois que nous sommes en compagnie de Blanche-Neige, au début dans la chaumière des Nains ou à la fin avec son Prince. Et pour ce qui est de la peur, elle saisit immanquablement le visiteur lorsqu’il se retrouve, tout comme notre Princesse, perdu dans la forêt, poursuivi par la Reine devenue Sorcière. Dans le même esprit, La Chaumière des Sept Nains se découpe en deux parties, avec d’un côté, l’inquiétant château de la Reine, qui prolonge le thème de la file d’attente de l’attraction, et de l’autre la fameuse chaumière. Pour rendre cette dernière encore plus chaleureuse, les Imagineers se sont attachés à reconstituer avec beaucoup de respect la scène dans laquelle les animaux font la lessive dans la mare au son de « Sifflez en travaillant », ainsi que la décoration intérieure de la maison. On y retrouve ainsi un grand nombre de détails inspirés du film, comme les outils, les différents ustensiles de cuisine, ou encore les noms des nains sculptés sur les lits. La façade de la boutique possède quant à elle sa propre histoire, liée à plusieurs Classiques Disney. À Disneyland Paris, son architecture en forme de beffroi et ses vitraux caractéristiques offrent une transition idéale entre l’esthétique du Château de la Belle au Bois Dormant et celui de la méchante Reine. Pour autant, ils furent envisagés dès 1954 par les concepteurs du Parc californien pour une boutique de vêtements pour enfants baptisée à l’époque Fantasia of Disneyland. Et dans les années 2000, elle devint la Bibbidi Bobbidi Boutique, où les plus jeunes visiteurs peuvent se voir transformés en princesses ou en chevaliers, sous l’égide de la Fée Marraine de Cendrillon.     De la Toscane à la Bavière En 1940 sortait Pinocchio sur les écrans américains, dont la chanson « Quand on prie la bonne étoile » allait devenir l’hymne Disney par excellence. À Disneyland Paris, on retrouve l’univers du film dans Les Voyages de Pinocchio, à La Bottega di Geppetto, et au Chalet de la Marionnette. Là encore, les Imagineers se sont attachés à reproduire fidèlement l’atmosphère tendre et chaleureuse du film, et notamment de l’atelier de Geppetto, tant dans l’attraction que la boutique, en recréant les horloges et boîtes à musique dessinées à l’origine par Albert Hurter, illustrateur d’origine suisse à qui Walt Disney avait confié le design de nombreux éléments d’inspiration européenne. Comme pour Blanche-Neige et les Sept Nains et Peter Pan’s Flight, les couleurs des différents personnages de l’attraction ont été aussi particulièrement travaillées afin de s’approcher au plus près des couleurs originales du dessin animé, tout en tenant compte du rendu propre à la lumière noire. Plus largement, l’esthétique de Fantasyland s’inspire directement de celle du village de Geppetto. Comme l’a montré l’historien de l’animation Robin Allan, pour le Classique animé, l’illustrateur Gustaf Tenggren s’était largement inspiré de la ville de Rothenburg en Bavière, connue pour avoir conservé intacte son architecture médiévale, et dont il a adapté certains édifices en leur apportant une touche « animée ».  Partant de là, l’Imagineer en charge de Fantasyland Tom Morris et son équipe ont repris ces mêmes principes pour le village de Fantasyland, et notamment le « squash and stretch », cette élasticité qu’ont les personnages, transférée à l’architecture, ce qui donne au visiteur l’impression de se promener à l’intérieur d’un dessin-animé.     Variations sur une Fantaisie Autre chef d’œuvre sorti la même année que Pinocchio, Fantasia, véritable concert animé dont deux segments sont mis à l’honneur à Disneyland Paris. « Une Nuit sur le Mont Chauve », basé sur le poème symphonique de Modeste Moussorgski, est idéalement représenté dans l’univers miniature du Pays des Contes de Fées, fidèle en cela à la vision de Walt Disney qui voyait en Chernabog un immense Gulliver au milieu d’un village lilliputien. À la différence qu’ici, ce sont les visiteurs qui semblent les géants ! Et pour ce qui est de la séquence « La Symphonie Pastorale » qui transpose la musique de Beethoven dans un univers mythologique, elle est évoquée dans une scène au début du Pays des Contes de Fées ainsi qu’à Fantasia Gelati, sous la forme d’une fresque à la fois élégante et drôle, sur laquelle Bacchus et les Centaures se régalent des glaces de la boutique. On y retrouve l’esprit des décors originaux du film signés entre autres par l’artiste de légende Ken Anderson, qui s’était inspiré pour l’occasion des paysages idylliques du Lac Majeur. Un vrai paradis sur terre !     « Sommes-nous prêts, Casey ? » Dernier film de cet âge d’or présent à Fantasyland, l’incontournable Dumbo (1941), dont les Imagineers de Disneyland Paris ont repris deux moments mythiques, à commencer par la séquence « Le train du bonheur », que l’on retrouve à Casey Jr. – le Petit Train du Cirque. Mais saviez-vous que Casey était déjà apparu au cinéma avant Dumbo ? Ce personnage iconique figurait en effet quatre mois avant la sortie du film dans Les Secrets de Walt Disney (The Reluctant Dragon), une visite scénarisée des Walt Disney Animation Studios présentant les différentes étapes de la fabrication d’un dessin-animé. Au département des effets sonores, notre visiteur rencontrait une équipe en train de réaliser les bruitages d’une séquence autour d’une gentille petite locomotive. Casey était né ! Quant à Dumbo the Flying Elephant, il s’agit d’un étonnant numéro de cirque digne de celui du film, dans lequel notre petit éléphant s’envole dans les airs, soutenu par son ami Timothée et sa plume… magique ! On se donne rendez-vous dans quelques jours pour la suite de ce voyage à travers les films produits des années 1940 à nos jours !
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Les films à Fantasyland

3 years ago

Le 5 février 1953, Peter Pan sortait sur les écrans américains et s’envolait vers le succès. Célébrons ensemble cet anniversaire en suivant Peter et ses amis à travers l’histoire de Disneyland Paris… à la file indienne ! Dans ce premier article de notre nouvelle série "Disneyland Paris par les classiques", nous commençons par Peter Pan ! Judicieusement situé au nord-ouest de Fantasyland, non loin de la porte d’Adventureland menant à Pirates of the Caribbean, Peter Pan’s Flight est un hymne à nos rêves d’enfance et d’aventure. Créée originellement pour Disneyland Resort en 1955, c’était l’attraction en ambiance nocturne préférée de Walt qui adorait son concept inédit pour l’époque et déjà totalement immersif : un vol de Londres au Pays Imaginaire, magnifié par la luminescence magique de la lumière noire. Le fait est que ce type de parcours scénique ou « dark ride » se prête tout particulièrement à ce voyage, l’ambiance nocturne rappelant la soirée étoilée lors de laquelle les enfants Darling rencontrent Peter et s’envolent avec lui pour le Pays Imaginaire. Et pour poursuivre notre aventure, direction Adventure Isle où l’imposant Skull Rock domine Cannonball Cove du haut de ses 12 mètres. C’est là que, dans le dessin-animé, Peter vient au secours de Lily la Tigresse prisonnière de Crochet. À sa suite, les visiteurs peuvent accéder à l’intérieur et surveiller les alentours depuis la bouche ou les yeux sans crainte d’être vus. Il faut dire que le lieu n’est quand même pas rassurant, d’autant que deux lanternes placées dans les orbites donnent à ce crâne un regard des plus troublants… Quant à l’impressionnant Galion des Pirates qui mouille dans la crique, il fut de nombreuses fois le théâtre des exploits de Peter lors de différents spectacles renouant avec les plus grandes scènes du film. Pour ce faire, les metteurs en scène de Disneyland Paris sont toujours particulièrement attentifs au respect du Classique original. Emanuel Lenormand se souvient : « Quand j’ai écrit le spectacle Peter Pan à la rescousse pour Adventureland en 2004, j’ai passé des heures à regarder les aventures de Peter Pan et du Capitaine Crochet et à me plonger dans tous leurs dialogues afin que mon spectacle colle le plus possible au film et à l’image que les gens en ont. » Parmi les admirateurs du film, les passionnés d’art et d’histoire apprécieront d’ailleurs les décors et études graphiques du film exposés tant dans la salle « Fantasyland » de Walt’s – An American Restaurant que dans la vitrine dédiée au design des personnages - en l’occurrence Clochette -, à Animation Celebration. Quant à ceux qui préfèrent faire la fête avec leurs Personnages préférés, ils pouvaient les retrouver lors des différentes parades de notre destination, de La Parade Disney (1992) à Disney Stars on Parade (2017), en passant par La Parade des Rêves Disney (2007), dont le char des « Rêves de Fantaisie » représentant le Jolly Roger répandait une douce odeur de bonbon, comme un parfum d’enfance. Sans compter le Festival Pirates et Princesses (2018-2019), lors duquel le Parc Disneyland se transformait en un incroyable terrain de jeu pour Personnages et visiteurs ! Au cours de l’histoire du Parc, Clochette a elle-aussi participé à de nombreux événements. Dans La Magie Disney en Parade (2012), on découvrait la facétieuse petite fée cachée juste derrière le char "Fêtons la Magie", et dans la Disney Cinema Parade (2002), qui racontait la fabrication d’un film, elle surgissait d’une bobine. Elle accompagnait Mickey dans le jardin magique de la parade Disney’s Fantillusion (2003), et aidait Peter à rétablir la magie de la deuxième étoile dans Disney Dreams ! (2012). Un spectacle pyrotechnique lui fut même consacré, Les Feux de la Fée Clochette (1998), dans lequel on pouvait la voir voler au-dessus du Château de la Belle au Bois Dormant et illuminer le Parc Disneyland de milliers d’étoiles. Et après tant d’émotions, pourquoi ne pas rejoindre le Disneyland Hotel, dont Clochette est aussi l’icône, et tout particulièrement l’une des quatre suites « Tinkerbell » qui regorgent de références à la plus adorable des fées ? Tableaux reprenant des scènes du film, mobilier à son image : tout est fait pour prolonger la magie. La conclusion idéale d’une journée passée à rêver d’aventure ! C'est tout pour aujourd'hui ! Cette série continuera par faire un tour d'horizon de ce qui nous attend, puis dans les prochaines semaines avec les autres grands classiques d'animations, à commencer par Blanche-neige ! 🍎
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Peter Pan dans le parc

3 years ago

Des pionniers de Fort Comstock aux terres paisibles de Cottonwood Creek Ranch, Frontierland est un hommage à la conquête de l’Ouest et à la ruée vers l’or telles que la légende et Hollywood nous les ont dépeintes. Parcourons ensemble les films qui l’ont inspiré… L’atmosphère unique de Frontierland est un mélange savamment dosé entre le réel et l’imaginaire. Du réel, Jeff Burke et son équipe d’Imagineers ont retenu les sublimes paysages de l’Ouest américain, de Monument Valley au Nouveau Mexique, qu’ils ont parcourus et abondamment photographiés au cours d’un mémorable voyage d’étude à travers le Vieil Ouest. Ils se sont également plongés dans l’histoire authentique de la conquête de l’Ouest et de la ruée vers l’or, et toutes ces références se retrouvent encore aujourd’hui dans le relief, la végétation et les nombreux objets de décoration du Land. Quant à l’imaginaire, il provient des innombrables westerns produits par Hollywood, qui ont donné une nouvelle vie à ces lieux mythiques et ces événements du passé. Villes de pionniers, de chercheurs d’or, trains et bateaux à vapeurs, ranches perdus au milieu des plaines, tous les décors réalisés par les orfèvres de l’usine à rêves constituèrent autant de références précieuses pour les créateurs de Thunder Mesa, la petite communauté minière de Frontierland. Bien entendu, les Imagineers se tournèrent naturellement vers les films des Walt Disney Studios, à commencer par Davy Crockett et les Pirates de la Rivière (1956), dans lequel on retrouve le célèbre trappeur affrontant le légendaire Mike Fink dans une course effrénée le long de la rivière Ohio. Cette aventure fluviale inspirera le décor de Rivers of the Far West ainsi que deux attractions aujourd’hui disparues, River Rogue Keelboats et Indian Canoes, qui permettaient de voguer tranquillement, à bord d’un quillard traditionnel ou d’un canoë, autour de Big Thunder Mountain et dont les embarcadères se situaient l’un à Smugglers’ Cove, et l’autre au niveau de l’actuel Frontierland Playground. Un autre film Disney qui servit d’inspiration à Frontierland est L’Honorable Griffin (The Adventures of Bullwhip Griffin), un western comique de 1967 dans lequel deux orphelins et leur majordome (le fameux Bullwhip Griffin) sont contraints de quitter leur foyer de Boston et embarquent clandestinement pour San Francisco où la ruée vers l’or vient tout juste de commencer. Après bien des aventures, nos trois héros se retrouvent dans un saloon appelé… The Lucky Nugget. Une chanson fut même écrite pour l’occasion par les frères Sherman, « The Girls of San Francisco », mentionnant également ce saloon. Le nom du principal lieu de divertissement de Thunder Mesa était tout trouvé ! Mais les références cinématographiques de Frontierland ne se limitent pas aux productions Disney. Jeff Burke suggéra en effet à son équipe quatre westerns particulièrement emblématiques sur lesquels ils pouvaient s’appuyer pour imaginer Thunder Mesa et ses environs. Le premier d’entre eux n’est autre que La Conquête de l’Ouest (How the West Was Won, 1962), film mythique qui raconte le destin d’une famille de pionniers entre 1839 et 1889, à travers cinq tableaux épiques. On y trouve de nombreux éléments qui seront repris dans l’histoire et la géographie de Frontierland, de la ruée vers l’or à Monument Valley, avec ses paysages à couper le souffle qui ont inspiré Big Thunder Mountain. Le Dernier des Géants (The Shootist, 1976) est le dernier film de John Wayne. Tourné à Carson City, célèbre pour ses mines d’argent, il raconte les derniers jours d’un as de la gâchette venu se retirer dans une pension de famille, et c’est justement cette pension qui servit d’inspiration aux Imagineers pour Cottonwood Creek Ranch et la grange du Cowboy Cookcout Barbecue. Tombstone (1993) retrace quant à lui les événements qui ont conduit à la fameuse fusillade d’O.K. Corral impliquant les frères Earp et Doc Holliday. Les décors du film ont particulièrement impressionné les concepteurs de Frontierland, que ce soit pour l’esthétique des bâtiments de la rue principale, les décorations intérieures ou les paysages. Le film fut tourné non loin de la vraie ville de Tombstone, aux Old Tucson Studios, connus pour avoir été le théâtre de nombreux westerns. Jeff Burke y a passé trois jours afin d’étudier et de photographier ces décors sous toutes les coutures, et notamment ceux du fameux « Oriental Saloon » qui servirent de base pour la décoration du Lucky Nugget.  Quatrième film et non des moindres : Silverado (1985) de Lawrence Kasdan (scénariste de L’Empire Contre-Attaque ou encore des Aventuriers de l’Arche Perdue), l’histoire de quatre aventuriers qui décident de s’associer pour défendre une petite ville des abus d’un riche propriétaire. Le film fut tourné au Nouveau-Mexique dans des décors (notamment la rue principale de Silverado) évoquant très précisément l’architecture des petites villes de l’Ouest à cette époque. Ils inspirèrent aux Imagineers certaines façades de Thunder Mesa et notamment celle du Silver Spur Steakhouse. La musique du film, signée Bruce Broughton (Le Visionarium, Chérie, J’ai Rétréci le Public, CinéMagique, Bernard et Bianca au Pays des Kangourous), fut nommée aux Oscar et c’est en l’écoutant que Jeff Burke eut l’idée de l’intégrer dans la musique de fond du Land. Il la proposa à Glenn Barker, Media Designer à Walt Disney Imagineering, qui l’incita à en intégrer encore davantage. En effet, du Train Sifflera Trois fois au Retour des Sept en passant par Le Bon, la Brute et le Truand, il suffit de quelques notes pour transporter les auditeurs dans l’univers de ces films qu’ils connaissent et adorent. En un instant, les voici devenus eux-mêmes des pionniers, cowboys et cowgirls. L’aventure peut commencer ! Ce procédé s’avéra d’ailleurs tellement efficace que d’autres parcs s’en inspirèrent par la suite et de semblables musiques de westerns rejoignirent bientôt les BGM de Frontierland en Californie et en Floride. Pour la petite histoire, en plus de ces quatre films emblématiques, chaque Imagineer de l’équipe apporta ses propres références. Pour le designer et décorateur John Patrick « Pat » Burke, il s’agissait de John McCabe (McCabe and Mrs. Miller, 1971), dont l’intrigue se déroule en 1902 dans une petite ville minière perdue dans les montagnes de l’état de Washington, à l’extrême nord-est des États-Unis. Dans ce milieu difficile, le seul moyen pour transporter matériel et équipement est un tracteur à vapeur qui apparaît plusieurs fois dans le film, et alors qu’il traversait l’Amérique à la recherche d’accessoires pour Frontierland, l’Imagineer a mis un point d’honneur à mettre la main sur un tel engin. Il le découvrit dans une ferme du Missouri, presque oublié par ses propriétaires, et aujourd’hui, on le trouve tout naturellement à la sortie de Big Thunder Mountain, juste à côté de la forge de Thunder Mesa. Si les cinéastes hollywoodiens se sont inspirés de paysages et de faits authentiques pour créer leurs fictions, cette fois, c’est l’imaginaire qui permit de renouer avec le réel et de préserver un patrimoine minier qui était en train de disparaître. C’est aussi cela, la magie de Frontierland !
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Les films qui ont inspiré Frontierland

3 years ago